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Condamnée à première vue, la communauté de Maizières attise les convoitises. Ira-t-elle vers Metz ou se tournera-t-elle vers ses voisins de l’Orne ?

 

Il y a six mois, les élus d’Hauconcourt ont délibéré pour entrer dans la communauté de communes de Maizières-lès-Metz. La décision n’a toujours pas été validée par la préfecture. Pour la communauté de communes de Maizières, cette adhésion est décisive. Car elle lui permettrait d’avoir enfin la continuité territoriale qui lui fait défaut. Et sur ce point, la loi sur la réforme des collectivités territoriale est très claire : pas d’intercommunalité sans continuité territoriale.

La communauté de commune de Maizières, c’est un petit territoire d’à peine 20 000 habitants qui bénéficie des recettes fiscales exceptionnelles de la zone de Trémery-Ennery.

Fragilisée par cette histoire de discontinuité territoriale, elle attire donc toutes les convoitises. « Dans Maizières-lès-Metz, il y a Metz », ne cesse de répéter Dominique Gros, qui a fait de ce territoire situé aux portes de Woippy la priorité de son combat pour le « Grand Metz ».

 

On le comprend, les élus de la communauté de Maizières ne veulent pas entendre parler d’une intégration au sein de Metz Métropole. « Ce serait ingouvernable et nous serions complètement noyés dans la masse », explique Jean-Louis Michel, le président. Il a fait une proposition toute simple au préfet : « Nous lui demandons de valider l’adhésion de la commune d’Hauconcourt et de conserver ce nouveau périmètre. » En clair : on ne change rien. Si la carte intercommunale devait évoluer au nord de Metz, une autre solution est envisagée : le rapprochement de Maizières, du Sillon Mosellan et de la communauté du pays Orne-Moselle (CCPOM). Une idée déjà soulevée par le maire de Talange, Patrick Abate, l’été dernier. « La fusion n’est pas notre souhait, soupire Jean-Louis Michel. Mais il est vrai que nous avons certainement des coopérations à renforcer. Nous sommes naturellement plus attirés par ces voisins-là que par Metz Métropole. »

Lionel Fournier, le président de la CCPOM, attend la fin du mois pour se prononcer. « La question du périmètre ne peut pas être posée seule, explique-t-il. Ce débat sur l’intercommunalité doit aussi porter sur les compétences, la gouvernance et la fiscalité. » Et sur ce dernier point, la politique fiscale de Metz Métropole n’est pas vraiment attrayante pour ses voisins…

 

Jean-Marc Todeschini, le président du Sillon Mosellan, est lui aussi extrêmement prudent et pragmatique : « Ça m'étonnerait que ce débat débouche sur quelque chose… Tout peut changer en 2012… »

En coulisse, une autre idée fait son chemin : celle de la création d’une grande agglomération du bassin ferrifère entre Metz et Thionville. Elle irait de Briey à la vallée de la Fensch en passant par la vallée de l’Orne.

 

Républicain Lorrain du dimanche 23 janvier 2011
 
 
Mine de rien, cahin caha et malgré les incompréhensions, mes petites idées commencent à faire leur chemin.
Tag(s) : #Intercommunalité