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Question écrite : manque de structures d'accompagnement des personnes handicapées

J'ai déposé au Sénat, une question écrite dans le but d'interpeller la secrétaire d'État chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion sur le manque de structures d'accompagnement des personnes handicapées.
La situation est particulièrement lourde et compliquée pour les familles qui ne peuvent pas trouver près de chez elles les réponses aux besoins qui sont les leurs.

Cela conduit, notamment en Moselle, nombre d'entre-elles à se tourner vers la Belgique.

L'Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (UNAPEI) dénonce par ailleurs ce phénomène grandissant dans son "Livre noir du handicap" et estime que cet "exil forcé" représente l'équivalent de 4 000 emplois qui pourraient être créés répondant ainsi aux soucis de proximité et de personnalisation de l'accompagnement. Il en coûte chaque année à la France 250 M€ financés par l'assurance maladie et les départements français, sans compter le manque à gagner en matière d'emploi.

Vous trouverez ci-dessous, la question que j'ai déposée récemment.

Vous trouverez également l'article dans le Républicain Lorrain du 9 avril 2017.

 

 

Question n° 25643 
adressée à Mme la secrétaire d'État, auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion.
À publier le : 06/04/2017 
Manque de structures d'accompagnement des personnes handicapées

M. Patrick Abate attire l'attention de Mme la secrétaire d'État, auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion sur le manque de structures d'accompagnement des personnes handicapées. Aujourd'hui, plus de 6 500 personnes handicapées françaises ont vu reconnaître leur droit à bénéficier d'un accompagnement par les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH).

Bien que ces personnes bénéficient d'une reconnaissance de leur handicap, d'une orientation et d'un accompagnement financé par la solidarité nationale, les solutions proposées sont trop souvent inadaptées à leurs besoins.

Dans son « Livre noir du handicap », l'Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (UNAPEI) première fédération française d'associations de représentation et de défense des intérêts des personnes handicapées mentales et de leurs familles qualifie de gâchis humain et économique « l'exil forcé » en Belgique. En effet, par manque de structures d'accueil, beaucoup de familles n'ont d'autre choix que de chercher une réponse à leur besoin en Belgique.

Cela n'est pas sans conséquences sur le plan économique.

En plus du déracinement, il en coûte chaque année à la France 250 M€ financés par l'assurance maladie et les départements français, sans compter le manque à gagner en matière d'emploi. Cette situation est encore plus remarquable en Moselle, territoire limitrophe à la Belgique, où la tentation est encore plus grande pour les familles.

Proposer des solutions d'accueil innovantes en Moselle et, surtout, favoriser les options alternatives qui visent à la « désinstitutionnalisation », en favorisant par exemple la création de petites unités avec un accompagnement personnalisé qui permettrait à chacun de vivre au cœur de la cité serait une option plus humaine, moins coûteuse et plus efficace économiquement.

Ainsi compte tenu de ces éléments, il lui serait reconnaissant de bien vouloir lui indiquer quelles sont les dispositions que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin que l'État engage un nouveau plan de création de places pour répondre aux besoins de ces milliers de personnes.

 

Question écrite : manque de structures d'accompagnement des personnes handicapées
Tag(s) : #Au Sénat