Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

SALAIRES ET RETRAITE DES GRANDS PATRONS :  PASSONS AUX ACTES

L'annonce du départ pour Numéricable SFR de Michel Combes, PDG d'Alcatel Lucent depuis deux ans et quelques mois, avec, à la clé, une « prime de départ » de 13,7 millions d'euros a provoqué, à juste titre, émoi, stupéfaction et colère parmi les salariés du groupe (une bonne part ayant été victimes des plans sociaux décidés par l'intéressé), mais aussi dans l'opinion publique.

De telles affaires, bien trop fréquentes ces dernières années, viennent nous rappeler que, dans une société frappée par le chômage de masse et la réduction du pouvoir d'achat du plus grand nombre, la moindre pudeur ne semble pas de mise quand il s'agit de rémunérer abondamment et abusivement des dirigeants d'entreprise dont les mérites se mesurent à l'aune des cours de Bourse et du volume des plans sociaux qu'ils mettent en œuvre.

Comme l'opinion publique est très sensible au problème, il ne se trouve évidemment personne pour trouver « admissible » ce qui a été mis en œuvre dans l'affaire Combes, comme dans d'autres cas par le passé. Mis à part Les Républicains, personne ne justifie cette mesure.

Le Premier Secrétaire du Parti Socialiste, Jean Christophe Cambadélis lui-même, s'est ému de la situation et a appelé à « légiférer » sur la question.

Le problème, sans doute, c'est qu'il eût mieux valu que les parlementaires, et en particulier, des deux groupes socialistes, à l'Assemblée comme au Sénat, se décident à voter les amendements présentés par les parlementaires communistes et du Front de Gauche, visant à limiter les rémunérations et primes de retraite excessives, à établir la transparence sur les conditions de leur fixation et à accroître les prélèvements sociaux et fiscaux les concernant.

Ces propositions, notamment défendues au Sénat lors de la discussion de la trop célèbre loi Macron pendant la séance du 5 mai 2015, pour une part inspirées d'une proposition de loi socialiste déposée avant 2012, ont toutes été rejetées, que ce soit par la droite sénatoriale (ce n'est pas une surprise) que par le groupe socialiste.

Le groupe Communiste, Républicain et Citoyen au Sénat entend, dans les jours qui viennent, déposer une proposition de loi pour s’attaquer sérieusement aux retraites chapeau.

Jean Christophe Cambadélis et la majorité gouvernementale sont-ils prêts enfin à la soutenir ?

 

 

Paris, le 2 septembre 2015

 

Ci - dessous, une vidéo de la rubrique "L'oeil du 20h" du journal de France 2, en date du 22 juin 2015.

La retraite chapeau de l'ancien PDG de PSA venait alors d'indigner bien des français...

La vidéo site, entre autres, le PDG de Schneider Electric dont la retraite chapeau a été supprimée et remplacée par... “une rémunération complémentaire” estimée à 470.000 euros par an et plus de 4 millions d’euros de prime.
Pendant ce temps les salariés du site de Marange-Silvange de France Transfo (filiale du groupe Schneider Electric) apprennent que sa production sera délocalisée en Pologne... 90 postes supprimés.

Rappelons que ce même groupe a bénéficié de plusieurs millions d'euros dans le cadre du Crédit d'Impôt Recherche - donc de l'argent public - afin de maintenir ou créer des emplois sur le territoire français. Mais ceci est un autre sujet qui a été développé ICI et ICI .

Tag(s) : #Actualités, #Au Sénat

Partager cet article

Repost 0